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Après un an de pause forcée, le salon international du dessin contemporain Art on Paper reprend ses marques du 15 au 19 septembre 2021 à Bruxelles dans les prestigieux espaces d’exposition de Bozar.

« Cette édition est très attendue, 2021 est un signal fort pour relancer le salon après un an de silence, mais aussi pour soutenir la belle dynamique du dessin à Bruxelles et en Belgique », se réjouit Gilles Parmentier, son directeur.

Gilles Parmentier, Directeur Art on Paper ©Geoffrey Fritsch

Avec 32 galeries belges et internationales et plus de 110 artistes invités, le salon prend une ampleur inédite qui s’inscrit dans le cadre de la seconde édition de la Brussels Drawing Week regroupant les acteurs majeurs du secteur culturel bruxellois pour célébrer le dessin sous toutes ses formes. « Ce salon reste dans des dimensions très humaines avec 32 galeries, dont 70 % belges, poursuit le directeur. Cette année, nous avons aussi souhaité que chacune puisse proposer plusieurs artistes. » Pour cette édition repensée, le salon prend une nouvelle impulsion créative sous la houlette du duo constitué par Joost Declercq et Charlotte Crevits tout juste arrivés à la tête de la direction artistique. Il décernera également plusieurs prix, dont l’Eeckman Art Prize destiné aux artistes et étudiants en art dont la pratique reflète des affinités avec le dessin.

Côté Brussels Drawing Week, on fait aussi les choses en grand. Avec trois fois plus de participants que lors de l’édition inaugurale, l’événement fait son nid dans le cénacle international des semaines du dessin. « L’union fait la force. Les institutions ont été très réactives. Nous avons même été submergés de propositions et de nombreux établissements ont d’ores et déjà inscrit la semaine du dessin à leur calendrier 2022 », ajoute Gilles Parmentier, ravi de cette mobilisation générale pour le dessin à Bruxelles. « Nous avons juste semé la graine et l’ensemble des acteurs ont répondu à l’appel. »

©Geoffrey Fritsch

Pour les galeries, musées, centres d’art, fondations, écoles, plateformes, curateurs et artistes présents, un seul mot d’ordre : dialogue et collaborations, y compris avec des étudiants de La Cambre ou de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Pendant la semaine, des collections prestigieuses ouvriront grand leurs portes. C’est ainsi que le cabinet des Estampes de la KBR, qui gère la plus grande collection de dessins de Belgique, invitera le public à découvrir les chefs-d’œuvre des maîtres anciens. Des œuvres de Bosch, de Bruegel, de Rubens ou encore de Jordaens, si précieuses et sensibles à la lumière qu’elles ne sont que rarement exposées. « Notre programmation est hétéroclite et ouverte aux différents publics : les collectionneurs, les experts, les professionnels de l’art, le grand public, détaille Gilles Parmentier. Dans cette idée d’ouverture, d’internationalisation et d’intérêt pour le dessin, l’appel à soutien de la jeune création initiée il y a plus de cinq ans récolte plus de 250 candidatures d’un niveau qualitatif exceptionnel, ce qui reflète l’ouverture d’Art on Paper sur l’Europe et le monde. Pour nous, c’est un témoignage d’engagement des artistes et de confiance dans nos initiatives. Et je pense que dans les années à venir, nous allons réfléchir à faire venir d’autres villes belges et européennes, pour créer une sorte de jumelage autour de thèmes spécifiques. » Un esprit d’ouverture et de co-création que le directeur souhaite développer d’abord en Belgique, puis à l’international. « L’ouverture sur le monde est déjà présente dans nos institutions, il faut soutenir cette vitalité. »

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