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Cy Twombly, Brice Marden, Rashid Johnson, Alexander Calder… La fine fleur de l’art américain constitue le cœur de la collection de Laurent Asscher. Une centaine d’œuvres où figurent également quelques grands noms internationaux tels que Lucio Fontana ou encore Rudolf Stingel. « Il y a quelques années, la scène artistique américaine était très dynamique. Ce dynamisme était dû en partie à son économie qui a permis de faire émerger de nombreux artistes », raconte ce passionné d’art lorsqu’il évoque les origines de sa collection.

Laurent Asscher a du flair. Pour preuve, sa première acquisition fut un Jean-Michel Basquiat intitulée Irony of Negro Policeman (1981). « On se prend vite à la drogue de l’art, mais lorsque l’on tombe dedans, on n’a jamais la bonne pièce. Les goûts évoluent et ce n’est jamais assez », confie ce résident monégasque qui s’est récemment hissé dans le Top 200 des collectionneurs du classement ARTnews.

« Je pense que c’est très égoïste de ne pas montrer sa collection, c’est pourquoi j’ai souhaité la partager assez rapidement. J’ai opté pour trois solutions : faire des prêts aux musées, utiliser Instagram et inviter des gens chez moi ! » À Venise ou à Monaco, il faut montrer patte blanche pour découvrir les pépites de sa collection. Dans la cité des Doges, il a imaginé un lieu singulier au sein d’un Palazzo historique pour y présenter la plus grande partie de ses œuvres, « un appart’ de collectionneur de rêve » constitué de deux chambres et de vastes salles d’expositions accessibles sur rendez-vous. Son nom ? AMA, pour les initiales d’Andrea, Mateo et Alessandro, ses enfants. « Je ne me verrais pas devoir gérer une infrastructure de type muséale, c’est beaucoup plus simple quand sa collection n’est pas ouverte de façon permanente au public. »

Une activité demeurant pour le moins chronophage. Il confie que la gestion de sa collection, dont une partie est également conservée à Monaco, lui prend la moitié de son temps. Historique, comparatif des prix, bases de données, il prend un soin particulier à documenter les œuvres qu’il acquiert. « C’est aussi lié à ma personnalité, j’aime bien rentrer dans le détail et avoir toute l’information nécessaire. L’avantage de l’art, c’est qu’on peut le faire sur ses loisirs, C’est du temps masqué en quelque sorte. J’organise mes voyages et mes loisirs autour de cela. » En bref, toute une vie.

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