Initialement annoncé pour avril 2020, le lancement de l’exposition de sculptures de Philippe Geluck sur les Champs-Élysées a dû être reporté, la nouvelle date reste encore incertaine.

Connu pour ses talents de bédéiste, le « papa » du Chat est également sculpteur et met en scène son personnage de prédilection par le biais de bronzes monumentaux, mesurant chacun près de trois mètres et pesant plus d’une tonne.

Philippe Geluck

La série de vingt sculptures conçues pour les Champs s’inspire de l’exposition que Botero a présentée sur l’artère parisienne en 1992. « Botero fait des grosses, moi, je fais un gros ; on est assez semblables », s’amuse le dessinateur, formé à la sculpture à son adolescence, en même temps qu’au dessin, mais revenu à cet art au début des années 2000, pour les vingt ans de son félin fétiche.

Ce qui ne devait être qu’un produit dérivé est devenu une œuvre d’art à part entière et, sur les foires auxquelles il participe, notamment la BRAFA, Geluck a développé un véritable réseau de collectionneurs, dont certains n’avaient jamais entendu parler du Chat en BD… « C’est très troublant, ces objets ont leur autonomie », note-t-il encore.

L’exposition des Champs-Élysées a une vocation itinérante et va, après Paris, parcourir une douzaine de villes européennes avant d’atteindre Bruxelles où elle devrait trouver sa place au sein du Musée du Chat et du dessin d’humour, dont l’artiste « local » porte le projet en lien avec la région Bruxelles-Capitale.

« Ce musée sera consacré à mon travail, rappelle Philippe Geluck, mais aussi aux grands dessinateurs humoristes et au chat en tant qu’animal, félin. » Conçue par l’architecte belge Pierre Hebbelinck, un immeuble contemporain de sept étages doit être construit dans le centre historique, près du palais royal, pour accueillir ce nouvel établissement.

Ouverture prévue en 2023.

Comments are closed.