Du 11 janvier au 16 février 2019, la galerie Xavier Hufkens, à Bruxelles, accueille sa deuxième exposition de l’artiste américain Wyatt Kahn : une série de création en plomb moulu et pigments à base d’huile, présentée à côté de dessins et d’œuvres sur toile naturelle.

Né à New York en 1983, Kahn, qui s’inscrit dans la tradition de l’abstraction minimaliste, est notamment reconnu pour ses recherches sur les relations entre peinture et sculpture à travers des monochromes à deux ou trois dimensions. « Au départ, je voulais juste comprendre comment les choses étaient fabriquées, en savoir davantage sur les aspects physiques, mais aussi sur les significations sous-jacentes de l’art et de ses médiums, explique le plasticien américain, qui reconnaît que l’influence de sa mère, elle-même artiste et professeur d’art, a joué un rôle déterminant dans son orientation et sa carrière. La création est une évolution, pas une révolution. Il s’agit de construire sur ce qui a déjà été fait. Si vous essayez de faire toujours quelque chose de nouveau, vous vous perdez, vous perdez la pratique, la raison-même pour laquelle vous vouliez créer. »

Dans ce processus d’auto-renouvellement cher à Wyatt Kahn, une forme en inspire une autre et, même si l’on retrouve dans cette exposition les quatre formes essentielles qui jalonnent ses productions antérieures, aucune œuvre n’est jamais vraiment la même.

« L’art est toujours une réflexion sur soi, insiste le plasticien. Je ne cherche pas ces conversations, mais quand elles se produisent, elles sont toujours intéressantes. Et je ne suis jamais senti aussi honnête avec moi-même qu’au cours des dix-huit derniers mois. »

http://www.xavierhufkens.com/

 

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